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Paysages 2017

La saison culturelle Paysages Bordeaux 2017 s’est déroulée du 25 juin au 25 octobre 2017, soit 4 mois d’un voyage culturel intense à travers 28 communes de Bordeaux Métropole qui auront accueilli plus de 120 acteurs culturels dans 43 lieux différents et rassemblé plus de 600.000 spectateurs.

L’arrivée à Bordeaux, le 2 juillet, de la ligne à grande vitesse (LGV), a donné le coup d’envoi de la dynamique des saisons culturelles de Bordeaux, une dynamique inédite, festive, poétique, fédératrice et onirique ! Une centaine de propositions artistiques, caractérisées par des œuvres dans l’espace public, des nouveaux temps forts culturels tels le festival de cinéma Les Tropicales, et une participation des habitants, fut portée à l’unisson par des talents de la scène régionale, nationale et internationale et par l’ensemble des établissements culturels de la Ville. Favoriser la diversité et la participation des publics, mélanger les disciplines et valoriser le paysage culturel, architectural, urbanistique, intime ou figuré de Bordeaux, voilà qui a composé l’ADN de cette saison, et des suivantes.

Another time Antony Gormley

Antony Gormley, né en 1950 à Londres, est l’un des plus grands artistes contemporains actuels et fait l’objet d’expositions partout dans le monde. Dans sa série Another Time (1999-2013), l’artiste explique « vouloir célébrer la nature immuable et silencieuse de la sculpture, envisagée comme étant le témoin de ce que signifie être vivant et seul dans l’espace et le temps ». Ses sculptures en fonte (15 au total) et en fibre de verre (5), inspirées de l’anatomie de son propre corps, rythment la topographie du paysage bordelais et de son architecture, et prenant naissance dans l’espace emblématique de la gare, dessinent un parcours fondu dans la ville. Cherchant l’intime plus que le spectaculaire, elles tracent un chemin de garde et d’observation. La figure humaine compose le paysage et en est aussi la mesure.

El plastico con el que vivimos Luzinterruptus

Luzinterruptus a été élu « meilleur collectif d’artistes » par le New York Times en 2015. Installant depuis 2008 ses réalisations lumineuses dans l’espace public, en utilisant la lumière comme matière et les matériaux de récupération comme outils, le collectif espagnol propose, à travers ses créations éphémères, un regard sur nos villes et nos modes de vie. Il offre ici au public bordelais une œuvre monumentale sur la façade de l’ancien Virgin, dont les fenêtres sont mises en lumière par une installation de sacs plastiques colorés : une confrontation entre patrimoine historique et matériau de récupération brut, qui interroge l’impact de nos modes de consommation.

L’Opéra devient paysages Carte blanche à Marc Minkowski

L’Opéra National de Bordeaux, sous la houlette de son directeur, Marc Minkowski, musicien et chef d’orchestre émérite qui officie dans les plus grandes salles européennes, propose un concert présentant trois programmes symboliques de son activité musicale en s’appuyant sur ses forces artistiques. L’ONBA et le Choeur de l’Opéra National de Bordeaux donnent successivement des pièces de Haendel, Vivaldi, Elgar et Fauré sous la baguette de leur directeur musical, Paul Daniel. Marc Minkowski dirige ensuite l’orchestre et le choeur pour de larges extraits de L’Arlésienne de Bizet. Enfin, c’est sous le signe de la jeunesse et du rapprochement des territoires que se conclut ce concert, avec l’orchestre des jeunes DEMOS Bordeaux Métropole Gironde, placé sous la baguette de Julien Vanhoutte.

Un parcours en ville Richard Long

L’artiste britannique, né en 1945 à Bristol, est mis à l’honneur par la présentation de trois de ses œuvres issues de la collection du CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux. Présentées au Grand-Théâtre, à l’Espace Saint-Rémi et à l’hôtel de Ville de Bordeaux, le travail de l’artiste est également à (re)découvrir via les œuvres in situ visibles en permanence au Café du musée et sur ses terrasses. Affilié au Land Art, Richard Long trace des itinéraires dans des espaces naturels et sauvages, essaimant des sculptures aux formes élémentaires comme marquage de son passage ou collectant la matière première nécessaire à l’élaboration de ses œuvres. Ses formes géométriques (cercles, rectangles, spirales…) s’inscrivent dans la continuité des recherches des artistes minimalistes et lui permettent d’expérimenter les relations physiques qui lient l’œuvre à l’espace.

Cornwall Slate Line, œuvre monumentale, forme un long rectangle constitué de 278 pierres d’ardoise, provenant de la plus ancienne carrière d’Angleterre. Elle met en relation un matériau archaïque et naturel, symbole du désordre apparent du monde, avec la rigueur humaine d’un motif archétypal. Elle est installée dans le hall du Grand-théâtre de Bordeaux.

Oh couleurs ! Le design au prisme de la couleur Musée des Arts décoratifs et du Design

Dans l’hôtel de Lalande, qui accueille le musée des Arts décoratifs et du Design, la couleur est partout présente, des boiseries vert et or du salon de Gascq aux boiseries jaunes de la Chambre jonquille. Alors que les historiens du design ont privilégié les questions liées à la forme, à la fabrication, aux matériaux et aux nouvelles technologies, peu d’entre eux se sont intéressés à la couleur. Pourtant, elle influence directement notre perception des objets et la façon dont on interagit avec eux. La couleur participe également de la définition des périodes et des styles. Ce constat, assorti de l’identité très colorée du lieu, a suscité le thème de l’exposition à travers des exemples constitutifs de l’histoire des objets et du design. Mise en scène par Pierre Charpin, « Oh couleurs ! » prend place dans un lieu exceptionnel, l’ancienne prison municipale de la rue Boulan (xixe siècle), située à l’arrière du musée.

Concert inaugural Wax Tailor

Un grand concert inaugural gratuit prend pour décor le paysage des bords de Garonne, avec en point d’orgue un set de l’artiste iconique Wax Tailor, l’un des plus importants dans le paysage musical indépendant français de ces dernières années. À la croisée des genres hip-hop, trip-hop et soul, il a su se faire une place dans le cœur des mélomanes en quatre albums et plus de 600 concerts dans près de 50 pays. Dans l’écrin du Parc des sports Saint-Michel, il est entouré d’une programmation aux esthétiques pop, rock, électro et hip-hop, avec Popof, Gaspard Royant, Requin Chagrin, John & the Volta, L’Orangeade Sound system.

Le musée se met au vert Musée des Beaux-Arts de Bordeaux

Le graphiste et directeur artistique bordelais Franck Tallon propose une mise en abyme théâtralisée du paysage à partir de morceaux choisis des collections du musée des beaux-arts, disposant une installation pénétrable entre les deux ailes de l’édifice. Il crée ainsi une transition entre l’espace public et l’espace intérieur. Erik Samakh, artiste contemporain français dont l’oeuvre est reconnue internationalement, investit, quant à lui, les salles du musée en installant des totems en bois d’épicéa diffusant les bruits de la forêt pyrénéenne qu’il a enregistrés. À cette expérience sonore s’ajoutent quatre photographies prises au fil des saisons depuis son atelier.

Mille spéculations. Jour de fête Michel de Broin

Pour cette œuvre, Michel de Broin se serait inspiré d’un événement survenu dans la nuit du 24 au 25 février 1942, au-dessus de Los Angeles, durant lequel l’armée américaine a procédé à des tirs nourris en direction de ce qu’elle pensait être des appareils ennemis. Les images d’archives illustrant les faits montrent plusieurs faisceaux dirigés vers un cercle lumineux, ce que l’artiste a interprété par une boule à facettes de 7,9 m de diamètre sertie de mille miroirs – Mille spéculations. Suspendue à une grue de chantier tel un signal de fête dans le ciel de Bordeaux, cette installation monumentale réfléchit la lumière dans toutes les directions possibles et sur des kilomètres à la ronde.

Son scintillement transforme le paysage et produit une expérience renouvelée de la ville. La boule fait danser chaque éclat de lumière dans la nuit au rythme ralenti de ses rotations, balayant les façades, dessinant des trajectoires dans les rues et illuminant de brefs instants un détail inattendu. L’œuvre propose ainsi une nouvelle lecture du patrimoine bâti et un millier de songes au promeneur. Le mot « spéculation » provient du latin speculum (miroir). D’où une multitude de réflexions à regarder.

Prix photographique agence Magnum Alexandre Chamelat

Le jury a désigné les lauréats du Prix photographique paysages bordeaux 2017 : Alexandre Chamelat, Céline Diais et Gérard Laurenceau. Leurs oeuvres ont fait l’objet d’une exposition cour Mably en partenariat avec Act’ Image. Alexandre Chamelat se penche aussi bien sur les grands espaces (paysages, architecture) que sur le monde social (via des documentaires, portraits). Il travaille dans la région bordelaise et en Midi-Pyrénées. Céline Diais, fascinée par l’univers marin et l’imaginaire qui s’en dégage, livre ici un travail sur les plages urbaines, sa première réalisation personnelle. Gérard Laurenceau utilise depuis les années 1980 le reflex, succédant à l’instamatic Kodak de ses parents, dont le seul format carré lui laisse « un souvenir impérissable ». Après avoir mis la photographie entre parenthèses pendant quelques années, il se lance dans de nouvelles séries en 2002.

Les Tropicales Sofilm

Festival de « toutes les cinéphilies », les Tropicales présente un cinéma pour tous les goûts sous des angles volontiers informels. Sans compétition, faisant la part belle à des invités auxquels il donne carte blanche pour partager leur sensibilité cinématographique, l’événement, organisé par le magazine Sofilm en partenariat avec Darwin et le cinéma Utopia, rompt avec les grands-messes du 7e art : séances en plein air, ciné-concerts, ciné-karaokés, ateliers d’initiation, lectures publiques, temps festifs… Une manifestation à l’allure désinvolte mais qui ne se prive pas de présenter une dizaine de films en avant-première et d’offrir une programmation d’œuvres rares et décalées, en présence d’invités prestigieux comme Michel Hazanavicius, Abel Ferrara, Melvil Poupaud, Jean-Pierre Mocky ou Jonathan Caouette.

El Baile Mathilde Monnier en collaboration avec Alan Pauls

Une unité de lieu – la salle de bal –, une absence de texte parlé et la volonté de raconter l’histoire d’un pays à travers sa danse et les expériences singulières des danseurs : El Baile est une re-création de la pièce culte créée en 1980 par le metteur en scène Jean-Claude Penchenat et la compagnie du théâtre du Campagnol. Le Bal, qui racontait l’histoire de la France, de la Libération aux années 1980, avait ensuite été porté au cinéma par le réalisateur italien Ettore Scola. La chorégraphe Mathilde Monnier et l’écrivain Alan Pauls ont pour leur part situé leur projet en Argentine, à Buenos Aires, un pays et une ville dans lesquels la danse a laissé une profonde empreinte. Ils entendent ainsi « explorer les mythologies argentines » et évoquer « les générations perdues ».

Illumination des Bassins à flot Compagnie Carabosse

Colportant le spectacle de rue aux quatre coins du globe, le collectif d’artistes qui composent la compagnie Carabosse joue toute l’année avec le feu pour sublimer l’espace public. À l’occasion de la clôture de la saison culturelle paysages bordeaux 2017, ces « poètes de la bidouille » ont spécialement conçu une installation-spectacle propre à embraser le site emblématique des Bassins à flot. Ils convient le public à une déambulation onirique entre une colonne enflammée haute de 40 m, des spirales et sphères de feu, des gyroscopes, des abat-jours de braise, des cheminées métalliques, des torchères, des machines insolites, mais aussi des automates, des monocyclistes, des funambules et des musiciens. Le 21 octobre, des magiciens nous emmènent sur un parcours extraordinaire et révèlent toute la magie d’un lieu à la lumière des flammes.

Qui fabrique le paysage ? Pierre Malphettes

Commanditée par le Réseau des fermes ouvertes en Périgord auprès de l’association Point de fuite, qui accompagne des projets de création en art contemporain, afin de sensibiliser le public au monde paysan, l’œuvre de Pierre Malphettes est présentée pour la première fois à Bordeaux. Dans ses Optiques limousines, l’artiste confronte univers agricole et création graphique en habillant les vaches périgourdines de mantes aux motifs issus du mouvement artistique d’avant-garde l’Op’Art (mouvement artistique des années 1960 se fondant sur les jeux d’optiques).

Bordeaux Open Air Jardin Public

Durant l’été un souffle singulier anime les parcs et jardins de la ville. Pour sa deuxième édition, Bordeaux Open Air s’invite dans les espaces verts et met la musique électronique « made in France » à l’honneur. Six grands événements rythment la saison avec une programmation musicale riche et diversifiée qui voit notamment la venue à Bordeaux de Chloé, Djedjotronic ou encore Real J mais aussi la tenue de conférences sur la musique et de masterclass, l’organisation d’animations jeunesse, de séances d’initiation au break dance et même au rugby. Multipliant les approches, misant sur la gratuité, Bordeaux Open Air entend être un rassemblement intergénérationnel et ouvrir la musique électronique à tous les publics.

15 ans de La Mauvaise Réputation

Librairie et galerie éclectique et aventureuse, La Mauvaise Réputation fête ses 15 ans. À cette occasion, est présentée l’exposition « Badaaaass » [« dur à cuire »] d’Arnaud Labelle-Rojou, qui met en avant quatre artistes émergents de la scène hexagonale, issus de la Villa Arson (Nice). Dans le cadre du Week-end de l’Art Contemporain – WAC – , ont lieu des performances, des concerts et des conférences, avec, notamment, les venues de Fanfan, le chanteur du groupe punk culte Bérurier Noir, et d’une animatrice de radio hors-norme, Brigitte Lahaie. Les sérigraphies d’Hippolyte Hentgen, Philippe Mayaux, Philippe Ramette, Gilles Barbier sont également exposées.

Cartes postales Guillaume Trouillard

Guillaume Trouillard est Palois d’origine mais ce jeune auteur de bande dessinée, fondateur des éditions de la Cerise et de la revue d’arts graphiques Clafoutis, s’est installé à Bordeaux voilà plus de 10 ans. Jouant de l’image de sa ville d’adoption, il a revisité des affiches touristiques anciennes, images promotionnelles destinées à promouvoir la cité girondine et ses charmes au travers de quelques éléments emblématiques, pour en faire un jeu de cartes postales original et contemporain.

Black Whole for Whales Daniel Firman

Avec « Black whole for whales », Daniel Firman s’empare de la base sous-marine, qu’il appréhende comme « une architecture-paysage dé-mesurante » et utilise comme support physique pour trois oeuvres monumentales et inédites. Dès l’extérieur, un néon de 60 m de long, activé le 2 juillet et dont l’intensité varie en fonction de la lumière, annonce : « Something strange happened here ».

À l’intérieur, une installation sonore fait quant à elle se rencontrer le chant des baleines et un quatuor à cordes dans un espace nu habité par l’obscurité des bassins. Une sculpture gigantesque, enfin, vient clore l’exposition avec l’énigmatique chorégraphie d’un éléphant en suspension, tournant lentement au son d’une musique mélancolique. Traduisant la diversité des médiums que Daniel Firman a toujours utilisés – le mot, le son, la sculpture –, l’exposition joue de la relation à l’émotionnel et de l’implication physique du spectateur dans la lecture de l’oeuvre, en offrant trois expériences à part entière.

Relâche ADMAA // Allez les Filles

Le festival d’ADMAA // Allez les Filles, Relâche, mélange tous types de publics, au son d’une musique de qualité, portée aussi bien par des groupes locaux que par des groupes de renommée internationale. Il tire son nom de la traduction de Day Off, jour de repos au sein des tournées d’artistes. Ce festival itinérant se déplace dans Bordeaux et la métropole pendant les trois mois d’été et propose des concerts, des siestes soul dans les jardins et les parcs, des happenings chorégraphiques ouverts à tous les danseurs en herbe. Relâche donne ainsi à la métropole un air de grandes vacances festives, où ceux qui ne peuvent pas partir se mélangent à ceux venus (re) découvrir la ville dans une ambiance de détente et de partage musical.

Prix photographique agence Magnum Gérard Laurenceau

Le jury a désigné les lauréats du Prix photographique paysages bordeaux 2017 : Alexandre Chamelat, Céline Diais et Gérard Laurenceau. Leurs oeuvres ont fait l’objet d’une exposition cour Mably en partenariat avec Act’ Image. Alexandre Chamelat se penche aussi bien sur les grands espaces (paysages, architecture) que sur le monde social (via des documentaires, portraits). Il travaille dans la région bordelaise et en Midi-Pyrénées. Céline Diais, fascinée par l’univers marin et l’imaginaire qui s’en dégage, livre ici un travail sur les plages urbaines, sa première réalisation personnelle. Gérard Laurenceau utilise depuis les années 1980 le reflex, succédant à l’instamatic Kodak de ses parents, dont le seul format carré lui laisse « un souvenir impérissable ». Après avoir mis la photographie entre parenthèses pendant quelques années, il se lance dans de nouvelles séries en 2002.

Prix photographique agence Magnum Céline Diais

Le jury a désigné les lauréats du Prix photographique paysages bordeaux 2017 : Alexandre Chamelat, Céline Diais et Gérard Laurenceau. Leurs oeuvres ont fait l’objet d’une exposition cour Mably en partenariat avec Act’ Image. Alexandre Chamelat se penche aussi bien sur les grands espaces (paysages, architecture) que sur le monde social (via des documentaires, portraits). Il travaille dans la région bordelaise et en Midi-Pyrénées. Céline Diais, fascinée par l’univers marin et l’imaginaire qui s’en dégage, livre ici un travail sur les plages urbaines, sa première réalisation personnelle. Gérard Laurenceau utilise depuis les années 1980 le reflex, succédant à l’instamatic Kodak de ses parents, dont le seul format carré lui laisse « un souvenir impérissable ». Après avoir mis la photographie entre parenthèses pendant quelques années, il se lance dans de nouvelles séries en 2002.